Céline Duplenne

Le corps nous parle : sommes-nous prêts à l’écouter ?

Lorsque nous traversons une période difficile, notre premier réflexe est souvent de chercher à comprendre. Nous analysons, nous réfléchissons, nous cherchons des explications. Pourtant, pendant que notre mental tente de trouver des réponses, notre corps, lui, parle déjà.

Une gorge qui se serre, une respiration qui devient courte, un ventre noué, des épaules tendues, une fatigue persistante… Ces manifestations ne sont pas des obstacles à faire disparaître à tout prix. Elles sont souvent des messages.

Le corps n’est pas un simple témoin de notre histoire. Il en est l’un des acteurs.

Notre histoire, nos émotions, nos relations et notre manière de traverser les épreuves s’inscrivent aussi dans notre façon de respirer, de nous tenir, de bouger ou de nous contracter. Le corps ne s’oppose pas au mental : il nous informe en permanence.

En thérapie, nous cherchons souvent à comprendre ce qui nous arrive. Cette compréhension est précieuse. Mais elle ne suffit pas toujours.

Lorsque nous offrons au corps suffisamment de sécurité, de présence et d’attention, il peut redevenir un guide précieux dans le processus thérapeutique.

C’est souvent à ce moment-là que quelque chose se remet naturellement en mouvement.

Une respiration s’approfondit.

Une émotion émerge.

Une tension se relâche.

Une sensation apparaît.

Une compréhension nouvelle prend forme.

Le rôle du thérapeute n’est pas de provoquer ce mouvement à tout prix, ni de savoir à l’avance où il conduira. Il consiste avant tout à créer un cadre suffisamment sécurisant pour que la personne puisse retrouver la confiance nécessaire pour écouter ce qui se vit en elle.

Je fais confiance à l’intelligence du vivant et a ses capacités d’autorégulation du vivant. En physiologie, on parle d’homéostasie, c’est-à-dire de la capacité de l’organisme à maintenir ou retrouver un équilibre.

Comme une plante qui retrouve son élan lorsqu’elle bénéficie des bonnes conditions pour grandir, notre organisme possède une remarquable capacité à retrouver un équilibre lorsque nous cessons de lutter contre ce qu’il exprime.

C’est pourquoi, dans mes accompagnements, la parole garde toute sa place, mais elle dialogue avec le corps.

Prendre conscience de sa respiration.

Poser une main sur son ventre ou sur son cœur.

Sentir ses appuis au sol.

Accueillir une sensation.

Laisser un mouvement émerger.

Ces expériences, parfois très simples, permettent souvent de quitter le « faire » pour revenir à « l’être ».

En écoutant notre corps, nous ne cherchons pas seulement à soulager des symptômes.

Nous renouons avec une part essentielle de nous-mêmes.

C’est cette conviction qui nourrit aujourd’hui ma pratique de la thérapie psycho-corporelle : accompagner chaque personne à retrouver ce dialogue vivant avec elle-même, afin que le corps ne soit plus seulement le lieu où s’exprime la souffrance, mais aussi un chemin vers davantage de présence, d’équilibre et de liberté.

Et si votre corps essayait de vous dire quelque chose ?

Si vous traversez une période de stress, d’angoisse, d’épuisement ou de perte de sens, je vous accompagne pour retrouver un dialogue plus apaisé avec vous-même.

Si ce sujet vous parle, vous pouvez également découvrir mon article : Et si vous étiez hypersensibles sans le savoir ?

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