Il y a quelques jours, une personne à qui je venais de dire que j’exerçais comme thérapeute m’a posé une question toute simple :
« Quelle est votre spécialité ? »
J’ai répondu spontanément :
« L’hypnose. »
Et immédiatement, j’ai senti une contraction.
Cette simple question venait de mettre en lumière quelque chose de beaucoup plus vaste : ce que j’ai envie de partager ne se résume pas à une pratique, mais à un regard sur la vie.
Ma réponse n’était pas fausse, l’hypnose fait partie de ma pratique et de mon parcours depuis plusieurs années.
Et pourtant, quelque chose en moi disait : ce n’est pas ça.
Ou plutôt : ce n’est plus seulement ça.
Quand l’outil devient trop petit
Nous aimons les catégories.
Elles nous permettent de comprendre rapidement à qui nous avons affaire : psychologue, hypnothérapeute, sophrologue, professeur de yoga…
Elles sont utiles, mais elles peuvent aussi finir par nous enfermer.
Au fil des années, ma pratique et ma réflexion se sont nourries de psychologie et d’hypnose, mais aussi du yoga, de la méditation, de la pensée de C.G Jung, du bouddhisme, du tarot de Marseille, de différentes traditions philosophiques et spirituelles.
Et puis il y a la nature.
Peut-être même devrais-je dire : le vivant.
Observer une graine qui germe, un arbre qui s’enracine, une rivière qui rencontre un obstacle, le rythme des saisons ou simplement notre respiration m’amène sans cesse à faire des liens avec notre propre existence.
Parce que nous avons parfois tendance à l’oublier : nous aussi, nous sommes vivants.
Faire des ponts
Je ne cherche pas à transmettre le bouddhisme, le chamanisme, le yoga ou chacune des approches qui m’ont nourrie.
D’autres le font avec une connaissance et une expertise bien plus grandes que les miennes.
Ce qui m’intéresse se trouve ailleurs.
Dans les ponts.
Une phrase rencontrée dans un livre peut soudain éclairer quelque chose que j’observe dans mon cabinet.
Un enseignement vieux de plusieurs siècles peut entrer en résonance avec une découverte de la psychologie contemporaine.
Une graine peut me parler de sécurité, un arbre d’enracinement, une rivière de notre manière de rencontrer les obstacles.
L’art, lui aussi, peut donner une forme à ce que les mots ne parviennent pas toujours à saisir.
Peu à peu, toutes ces rencontres ont façonné ma manière de regarder l’être humain et la vie.
Nous regardons tous à travers un prisme
C’est peut-être ce que cette question sur ma « spécialité » m’a permis de comprendre.
Ce que je transmets ne se trouve pas seulement dans les connaissances que j’ai acquises ou dans les outils que j’utilise.
Cela se trouve aussi dans le regard que je porte sur ce que je rencontre.
Nous regardons tous le monde à travers un prisme façonné par notre histoire, nos expériences, nos blessures, nos rencontres, nos apprentissages, notre sensibilité.
Le mien a une couleur particulière : le bleu
Pourquoi le bleu ? C’est une histoire de regard, de profondeur, de beauté, de visible et d’invisible… Une histoire que je vous raconterai bientôt.
Il est nourri par la psychologie autant que par la spiritualité, par la science autant que par les grandes traditions, par mon expérience de thérapeute autant que par celle de femme, et profondément par mon observation de la nature et du vivant.
Je ne cherche donc pas à transmettre une vérité.
Je partage ce que je vois depuis l’endroit où je regarde.
Libre à chacun ensuite de regarder depuis le sien.
Voir autrement
C’est probablement ce qui se passe aussi dans mon cabinet.
L’hypnose reste l’un de mes outils, mais elle n’est pas le centre de mon accompagnement.
Au centre, il y a une personne.
Son histoire.
Son corps.
Ses émotions.
Ses relations.
Sa manière de regarder ce qu’elle vit.
Et parfois, il suffit qu’une autre perspective apparaisse pour que quelque chose commence à bouger.
La situation n’a pas nécessairement changé.
Mais elle n’est déjà plus regardée depuis le même endroit.
C’est peut-être là que commence une transformation : non pas lorsqu’on nous dit quoi voir, mais lorsque nous devenons capables de voir autrement.
Alors, quelle est ma spécialité ?
Si l’on me reposait aujourd’hui cette question, je n’y répondrais plus par le nom d’une technique.
Je dirais probablement que j’accompagne l’être humain à retrouver une relation plus consciente, plus juste et plus vivante avec lui-même.
Et que pour cela, je m’appuie sur tout ce qui, au fil de mon chemin, a nourri mon regard.
Ce regard continuera certainement à évoluer.
À rencontrer d’autres pensées.
À changer de perspective.
À s’étonner.
À apprendre.
Et c’est précisément ce que j’ai envie de partager ici.
Non pas pour vous dire comment regarder la vie.
Mais peut-être, de temps en temps, pour ouvrir une fenêtre et regarder ensemble ce qui apparaît.
Et vous, depuis quelle fenêtre regardez-vous ?
Nous regardons tous la vie à travers notre propre prisme. Mais il arrive que certaines expériences, certaines croyances ou certaines blessures réduisent peu à peu notre champ de vision.
Et si vous preniez un instant pour vous demander : qu’est-ce que je ne vois peut-être plus ?
Parfois, le changement ne commence pas par une réponse, mais simplement par la possibilité de porter un autre regard sur ce que nous vivons.
Si vous ressentez le besoin d’être accompagné(e) pour ouvrir cet espace, vous pouvez découvrir ma façon de travailler et mes accompagnements.