Pourquoi certaines personnes ressentent-elles le besoin de tout prévoir, tout anticiper et imaginer chaque scénario possible avant de se lancer ?
Avoir besoin de contrôler les événements peut parfois donner l’impression de mieux se protéger.
Anticiper permet de se rassurer, de se préparer et de réduire, en apparence, la part d’inconnu.
Mais lorsque le besoin de contrôle devient permanent, il peut aussi devenir épuisant et nous empêcher de vivre pleinement le moment présent.
Alors, que se cache-t-il réellement derrière cette envie de tout contrôler ?
Le besoin de contrôle : une façon de se rassurer
La peur de l’inconnu peut nous pousser à vouloir maîtriser au maximum ce qui va se passer.
Notre cerveau cherche naturellement à anticiper ce qui pourrait arriver afin de nous permettre de nous adapter et de nous protéger. Lorsque nous sommes face à une situation nouvelle ou incertaine, nous pouvons alors nous mettre à réfléchir davantage, à analyser tous les paramètres et à imaginer différents scénarios.
Certaines personnes vont ainsi étudier tous les cas de figure possibles, voire imaginer les pires scénarios catastrophes.
Comme si, une fois tout cela anticipé, elles étaient enfin prêtes à se lancer dans un nouveau projet ou une nouvelle situation, en ayant prévu toutes les éventualités.
Le problème, c’est que la vie ne peut pas être entièrement anticipée.
Et c’est souvent là que le besoin de contrôle peut commencer à se retourner contre nous.
Quand vouloir tout prévoir devient source de stress
Imaginez un château de cartes parfaitement construit.
Tout semble maîtrisé, chaque élément est à sa place.
Puis un petit grain de sable vient enrayer le rouage qui semblait pourtant si bien huilé.
Un imprévu survient.
Un changement de programme.
Une réaction inattendue.
Une réponse que l’on n’avait pas anticipée.
Une situation qui ne se déroule pas comme prévu.
Et soudain, tout peut sembler s’écrouler.
Cette perte de repères peut générer un stress important et rendre plus difficile notre capacité à nous adapter à la situation.
Pour certaines personnes, les projections deviennent tellement nombreuses et anxiogènes qu’elles peuvent même conduire à éviter une situation, repousser un projet ou finalement y renoncer.
Ce qui avait été mis en place pour nous rassurer finit alors par nous enfermer.
Pourquoi est-il si difficile de lâcher le contrôle ?
Le plus difficile est que ce fonctionnement peut devenir automatique.
Plus nous avons peur de ce qui pourrait arriver, plus nous cherchons à anticiper.
Plus nous anticipons, plus nous découvrons de nouvelles possibilités de problèmes. Et plus nous cherchons alors à contrôler.
Un véritable cercle vicieux peut ainsi s’installer.
Le besoin de contrôle n’est donc pas simplement une question de volonté.
Il peut être profondément ancré dans notre manière de fonctionner et devenir une stratégie de protection que nous reproduisons sans même en avoir conscience.
Le besoin de contrôle nous éloigne parfois du présent
Anticiper une situation nous projette dans un futur qui, par définition, n’existe pas encore.
Nous imaginons ce qui pourrait arriver, ce que nous devrions faire, ce que les autres pourraient penser ou encore toutes les difficultés auxquelles nous pourrions être confrontés.
Et pendant que notre esprit est occupé à construire ce futur hypothétique, nous pouvons passer à côté de ce qui se passe ici et maintenant.
De nos sensations.
De nos émotions.
De nos besoins.
De ce que notre corps nous dit.
Nous essayons parfois de fonctionner comme un ordinateur dans lequel nous aurions enregistré tous les paramètres d’une situation afin de pouvoir prévoir chaque éventualité.
Sauf que nous ne sommes pas des ordinateurs.
Nous sommes des êtres humains.
Et la vie est, par nature, imprévisible.
Le paradoxe de nos vies : nous sommes des êtres cycliques
Nous sommes des êtres cycliques dans un monde que nous voudrions parfois linéaire.
Notre énergie fluctue.
Notre respiration va et vient.
Nos corps changent.
Nos émotions évoluent en permanence.
Tout comme la Lune se transforme, les saisons se succèdent, les marées montent et descendent.
Le cycle fait partie du vivant.
Rien ne reste exactement identique.
Rien n’est complètement figé.
Tout évolue, se transforme, apparaît puis disparaît.
Et peut-être que notre souffrance vient parfois de notre volonté de lutter contre cette réalité.
Nous espérons la stabilité dans un monde qui est en mouvement permanent.
Nous cherchons des certitudes là où il n’y en a pas toujours.
Nous souhaitons tout maîtriser alors que nous ne pouvons finalement contrôler qu’une partie des choses.
Et si lâcher prise ne signifiait pas abandonner ?
Lâcher prise ne signifie pas renoncer.
Cela ne signifie pas non plus devenir passif ou ne plus rien anticiper.
Il s’agit plutôt d’apprendre à faire la différence entre ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous.
Nous pouvons agir sur nos choix, nos comportements, nos décisions et la manière dont nous accueillons ce qui nous arrive.
En revanche, nous ne pouvons pas tout prévoir, tout maîtriser ni contrôler les réactions des autres ou les événements de la vie.
Accepter cette part d’incertitude peut progressivement permettre de retrouver davantage de liberté intérieure.
Et si vous n’aviez plus besoin de tout contrôler pour vous sentir en sécurité ?
Vous souhaitez sortir du besoin de tout contrôler ?
Si vous vous reconnaissez dans cet article, si vous avez l’impression de devoir constamment anticiper, prévoir et contrôler pour vous sentir rassuré(e), vous pouvez apprendre à fonctionner autrement.
Vous pouvez apprendre à mieux écouter vos ressentis, à accueillir l’incertitude et à retrouver progressivement davantage de confiance en vous.
Vous n’avez pas besoin de tout contrôler pour avancer.
Si vous souhaitez être accompagné(e) dans cette démarche, je vous propose de prendre rendez-vous afin que nous puissions explorer ensemble ce qui se joue derrière ce besoin de contrôle et trouver des pistes adaptées à votre situation.