Il suffit parfois de peu de chose.
Un message reste sans réponse, une personne semble plus distante, une remarque est prononcée sur un ton différent, quelqu’un désapprouve l’un de nos choix ou ne réagit pas comme nous l’espérions.
Et soudain, le doute s’installe.
Ai-je fait quelque chose de mal ?
Est-ce qu’on m’en veut ?
Aurais-je dû me taire ?
Et si cette personne s’éloignait ?
Ce qui pourrait paraître anodin prend alors une place considérable.
Nous repensons à la situation, nous cherchons ce que nous aurions pu faire autrement et nous essayons de deviner ce que l’autre pense de nous.
Notre calme, notre humeur et parfois même la perception de notre propre valeur semblent dépendre de ce qui se passe à l’extérieur.
Quand l’attitude des autres détermine notre état intérieur
Nous avons tous besoin d’être aimés, reconnus et soutenus.
Le regard des autres participe naturellement à la construction de notre identité et à notre sentiment d’appartenance.
Mais lorsque notre équilibre en dépend trop fortement, chaque changement dans une relation peut devenir déstabilisant.
Une critique peut remettre en question tout ce que nous pensions avoir bien fait.
Un désaccord peut être vécu comme un rejet.
Une distance momentanée peut réveiller la peur de ne plus compter.
Et l’absence de reconnaissance peut nous donner l’impression que nos efforts n’ont aucune valeur.
Nous pouvons alors chercher à nous rassurer en observant constamment les réactions des autres.
Ont-ils apprécié ce que nous avons dit ?
Sommes-nous toujours importants pour eux ? Avons-nous été suffisamment présents, aimables ou disponibles ?
À force de vouloir préserver la relation, nous finissons parfois par ne plus savoir ce que nous voulons vraiment.
S’adapter jusqu’à s’oublier
Certaines personnes sont devenues particulièrement attentives aux besoins, aux émotions et aux attentes de leur entourage.
Elles sentent rapidement lorsqu’une ambiance change, elles repèrent les silences, les tensions et les signes d’agacement, elles savent s’adapter, arrondir les angles et faire ce qu’il faut pour que tout se passe bien.
Cette capacité peut être considérée comme une qualité.
Elle fait souvent d’elles des personnes empathiques, disponibles et profondément attentives aux autres.
Mais lorsqu’elle devient permanente, elle peut aussi les conduire à s’oublier.
Elles disent oui alors qu’elles pensent non, minimisent ce qui les blesse, évitent certains sujets par peur du conflit.
Elles prennent sur elles, font passer les besoins des autres avant les leurs et culpabilisent dès qu’elles essaient de se choisir.
Elles peuvent même attendre que quelqu’un leur confirme qu’elles ont le droit de prendre une décision qui les concerne.
Peu à peu, une fatigue s’installe : celle de devoir sans cesse surveiller, anticiper, rassurer, expliquer ou prouver.
Pourquoi est-il si difficile de se faire confiance ?
Il est facile de se dire qu’il suffirait d’avoir davantage confiance en soi ou de moins se préoccuper de l’opinion des autres.
Mais nos réactions ne se modifient pas toujours par un simple effort de volonté.
Nous pouvons parfaitement comprendre que l’attitude d’une personne ne détermine pas notre valeur et continuer pourtant à nous sentir rejetés lorsqu’elle s’éloigne.
Et savoir aussi que nous avons le droit de poser une limite et ressentir malgré tout une forte culpabilité après avoir dit non.
Tout comme être conscients que nous ne sommes pas responsables du bonheur de tout le monde et continuer à nous sentir obligés de réparer, d’aider ou d’apaiser.
Il existe parfois un véritable décalage entre ce que nous savons et ce que nous ressentons.
Ces réactions ne sont pas un signe de faiblesse.
Elles se sont souvent installées parce qu’elles nous ont permis, à un moment de notre vie, de préserver une relation, d’éviter un conflit ou de nous sentir davantage en sécurité.
Mais elles peuvent continuer à diriger notre vie bien après avoir cessé de nous protéger.
Le prix de la validation extérieure
Lorsque nous cherchons constamment à savoir ce que les autres pensent de nous, nous leur confions malgré nous une grande partie de notre pouvoir.
Une parole nous rassure et nous nous sentons bien. Un silence nous inquiète et tout vacille à nouveau.
Cette dépendance peut avoir de nombreuses conséquences :
- une difficulté à prendre des décisions ;
- la peur de décevoir ou de déplaire ;
- une tendance à trop se justifier ;
- l’incapacité à poser des limites ;
- une culpabilité excessive ;
- des relations déséquilibrées ;
- une perte de confiance en son propre ressenti ;
- une fatigue émotionnelle importante.
À force de s’ajuster aux autres, nous pouvons finir par ne plus savoir qui nous sommes en dehors de leurs attentes.
Nos désirs deviennent flous, nos choix sont sans cesse remis en question et nous pouvons éprouver cette impression douloureuse de subir notre vie plutôt que de véritablement la choisir.
Devenir plus solide ne signifie pas devenir insensible
Chercher à être moins dépendant du regard des autres ne signifie pas qu’il faudrait devenir indifférent, ne plus avoir besoin de personne ou ne plus être touché par ce qui arrive.
La véritable solidité intérieure n’empêche ni la peine, ni le doute, ni la peur.
Elle permet de ne pas perdre entièrement la conscience de sa propre valeur lorsqu’une relation traverse une difficulté.
Mais aussi elle aide à entendre l’avis de l’autre sans en faire automatiquement une vérité sur soi.
Et enfin elle rend possible le désaccord sans que celui-ci soit immédiatement vécu comme une menace de rupture.
Il ne s’agit donc pas de faire en sorte que plus rien ne nous déstabilise, mais de ne plus nous abandonner nous-mêmes chaque fois que quelque chose nous déstabilise.
Retrouver une plus grande liberté intérieure
Changer cette manière de fonctionner ne consiste pas seulement à répéter des pensées positives ou à essayer de se raisonner.
Il s’agit d’un chemin plus profond, qui permet de mieux comprendre ce qui se rejoue dans certaines situations et de ne plus être systématiquement gouverné par les mêmes réactions.
Je peux vous accompagner dans ce changement.
Mon approche permet d’œuvrer au-delà de la seule compréhension intellectuelle, là où se sont inscrits certains ressentis et automatismes.
Elle peut aider à apaiser ce qui s’active encore très fortement, à retrouver davantage de sécurité intérieure et à développer une relation plus juste avec soi-même et avec les autres.
Progressivement, il devient possible de faire des choix sans chercher constamment l’approbation, de poser des limites sans être envahi par la culpabilité et de rester en lien sans devoir renoncer à soi.
Vous continuerez à être touché par les personnes que vous aimez.
Vous aurez encore parfois besoin d’être soutenu ou rassuré.
Mais votre valeur ne dépendra plus entièrement de ce que les autres vous renvoient.
Et si vous vous reconnaissez dans cette difficulté à vous écouter, à poser vos limites ou à ne pas vous sentir déstabilisé par le regard des autres, je peux vous accompagner à retrouver une plus grande liberté intérieure.
Si vous vous reconnaissez dans cette difficulté à vous écouter, à poser vos limites ou à ne pas vous laisser déstabiliser par le regard des autres, je peux vous accompagner à retrouver une plus grande liberté intérieure.